Masques, tests, vaccins… les Medtech sont plus que jamais à l’honneur dans notre quotidien. Ils vont nous permettre un déconfinement dans les meilleures conditions.

Dans cette période de « guerre » comme l’appelle le gouvernement, les entreprises qui montent au front sont celles des technologies médicales. Le marché est très porteur (voir chiffres en bas de page). La France reste un des plus gros pourvoyeurs d’innovations et de startups du médical. Le Venture Capital (VC) ne s’y trompe pas. Il y fait quelques-unes des plus belles levées de fonds.

ous les apporteurs de solutions numériques qui permettent l’interopérabilité des SI, la connexion des dispositifs, le développement de l’Intelligence Artificielle (I.A.) ou du Big Data peuvent trouver dans cette filière une voie de croissance importante. Et parce que ce secteur est en pleine mutation, les opportunités de collaboration entre grandes entreprises et startups sont nombreuses.

 

« Les entreprises du dispositif médical font partie de celles qui sont mobilisées et en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire. La priorité numéro un du secteur est de fournir des dispositifs sûrs, performants et en quantité suffisante aux patients, aux professionnels de la santé et aux systèmes de santé dans la lutte contre le COVID-19. »,

 commente Philippe Chêne, président du Snitem.

L’épisode Covid-19 ouvre le champ des possibles. C’est le moment pour les startups du médical et plus généralement du HealthTech de se rapprocher de leur leveur de fonds. Chez Rainmakers, nous le savons bien, les investisseurs misent gros sur cette filière et pour cause. Ils y trouvent :

  • un secteur très spéculatif donc à fort niveau de risque et par conséquent à fort niveau de rentabilité espéré,
  • de vraies belles barrières à l’entrée, avec des KOL rares et difficiles à fédérer
  • de rassurantes perspectives de sorties avec de gros acteurs en capacité de racheter les pépites innovantes, voire les licornes. L’hyper concentration des acteurs du marché, envisagée par le Syndicat, rassure sur ces perspectives.

Mais ne nous-y trompons pas, les enjeux du MedTech ne sont pas ceux des BioTech ni ceux de la e-Santé. Autant de marchés au fonctionnement différent dont les investisseurs mesurent parfaitement les avantages et inconvénients.

Dans les Medtech, ils attendent un temps d’accès marché plus court qu’en Pharma : 3-5 ans contre 10-15 ans.

En E-santé, ils voient leur part de capital transformée et ciblée sur les forces commerciales et donc rapidement convertie en chiffre d’affaires.

Mais ils savent aussi que la commercialisation des produits de santé est lourdement réglementée : 41% des startups des Medtech butent sur ces étapes et ne franchissent pas les fourches caudines du marquage CE. D’un autre côté, la filière montre aujourd’hui sa puissance sur les autorités sanitaires qui lèvent bons nombres de passe-droits pour accélérer l’accès aux marchés. La crise aura eu une vertu de questionner le bien fondé de la sécurité administrative règlementaire versus la sécurité sanitaire.

POINT MARCHE : La HealthTech représente plus de 2 000 entreprises si on concentre les MedTech (1 500), les BioTech et la E-Santé. Côté Medtech, la France est le second marché européen (avec 28 Mds €) après l’Allemagne et avant le Royaume-Uni. L’Europe reste le second marché mondial (115 Mds €) après les Etats-Unis (183 Mds €).

Leveurs de fonds en Rhône-Alpes, les consultants Rainmakers accompagnent les Start-Up avant, pendant et après leurs levées de fonds. Nous intervenons sur Lyon, Grenoble, St Etienne, Valence, Annecy, et Chambéry, depuis la love money jusqu’à la série A en passant par l’amorçage et l’accompagnement des boards.