On distingue classiquement 4 roadmaps, ou feuilles de route, qui traduisent 4 façons d’aborder la startup :

  • La roadmap technologique qui décrit l’évolution de l’offre, de sa mise en œuvre, de sa diversification éventuelle ;
  • La roadmap business, qui brosse le tableau de l’évolution dans le temps du marketing et des ventes ; qui, où, combien… ;
  • La roadmap RH, pour montrer comment évoluera et s’enrichira l’organigramme dans le temps ;
  • La roadmap financière, enfin, qui synthétise l’ensemble des revenus et des dépenses et présente comment et à quel moment l’éventuel écart négatif sera financé.
  • (et, notamment dans les bio- et les med-techs, la roadmap réglementaire dont on connait l’importance cruciale. Dans d’autres secteurs, celle-ci est de fait intégrée aux roadmaps technologiques et business.

Ces roadmaps se présentent souvent sous forme graphique pour positionner les principaux jalons entre eux et dans le temps. Une bonne roadmap est précise sur les 2/3 années à venir, plus stratégique sur les années suivantes. Elle doit se montrer cohérente avec le business-plan financier qui en est la conséquence chiffrée.

On objectera qu’une startup évolue dans un tel climat d’extrême incertitude que dès lors aucune promesse de planning n’a de sens. En fait, personne n’est dupe, ni les entrepreneurs à l’origine de ces projections, ni les leveurs de fonds qui les travaillent et les transmettent, ni les investisseurs qui en prennent connaissance.

Communiquer sur ses roadmaps est pourtant essentiel lors d’une levée de fonds car cela envoie plusieurs messages importants :

  1. « nous avons une vision claire d’où nous en sommes et où nous voulons aller »
  2. « nous sommes cohérents et nous avons réfléchi à la relation entre les paramètres de notre développement »
  3. « nous disposons d’éléments d’appréciation solides qui vous convaincront de l’ambition, de la cohérence et de la solidité de notre projet »
  4. Il s’agit à la fois de faire rêver ET de montrer que c’est possible.

Les roadmaps constituent ainsi une forme d’objet transitionnel permettant le dialogue entre entrepreneurs et investisseurs, et si tout se passe bien, la projection commune vers le futur.

Quelques questions à se poser :

  • Nos roadmaps sont-elles cohérentes entre elles ?
  • Nos roadmaps sont-elles SMART : jalons correctement spécifiés (S), mesurables(M), traduisant une forte ambition(A) structurées de façon réaliste (R) ?
  • Nous donnons-nous les moyens des ambitions affichées ?
  • Nos roadmaps incluent-elles une analyse de l’évolution de l’environnement et de la concurrence ?

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