L’ICO (Initial Coin Offering) est un outil que les startups utilisent, en phase de démarrage, pour financer des projets. Il consiste en l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies / cryptoactifs.

Ces actifs numériques ne sont pas forcément des actions de la société (contrairement aux levées de fonds traditionnelles), mais peuvent par exemple être constitués de droits à utiliser ultérieurement le service/produit de la start-up (tel une prévente dans une campagne de crowdfunding). Lors de cette levée de fonds la start-up obtient donc des cryptomonnaies, qu’elle devra convertir en monnaie traditionnelle si le projet de développement nécessite des investissements auprès de sociétés n’acceptant pas les cryptoactifs. Peu règlementé, cet appel au public (les investisseurs sont souvent des particuliers détenant des cryptomonnaies) n’a été utilisé pour l’instant que par quelques dizaines de start-up en France et semble avoir atteint son apogée dans les années 2017-2018.

L’IPO (Initial Public Offering) ou ‘introduction en bourse’ en français est l’opération financière qui mène à la cotation de son capital (de ses actions) sur un marché boursier. Cette opération permet à l’entreprise de pouvoir négocier ses titres sur un marché réglementé ou non-règlementé, avec une valorisation des actions qui devient principalement basée sur le principe de l’offre et de la demande (entre des vendeurs d’actions et des acheteurs d’actions à tout instant).

L’intérêt d’une IPO réside avant tout dans la possibilité pour une entreprise de se financer sur les marchés boursiers et ainsi d’élargir considérablement le nombre d’investisseurs potentiels.

L’introduction sur le marché boursier est souvent accompagnée d’une levée de fonds (augmentation de capital : création d’actions qui seront souscrites par le grand public ou investisseurs institutionnels ou toute personne physique ou morale souhaitant posséder des actions de l’entreprise) et/ou d’une cession d’actifs par des actionnaires qui possédaient une partie du capital avant l’IPO. L’introduction en bourse est en effet un des cas dit d”exit” possible pour les investisseurs ayant investi lors des premières levées de fonds de la société, donc elle peut être un objectif que les dirigeants et investisseurs se fixent lors des tours de tables successifs. C’est une pratique fréquente dans le secteur des biotechnologies dont le développement produit est long et ponctué de nombreuses P.O.C..

Toutefois, il s’agit d’opérations plutôt rares en France, longues, délicates, techniques et couteuses nécessitant l’intervention de nombreux conseils financiers et juridiques experts de ces opérations. En outre, une telle opération revêt une certaine incertitude quant à la valorisation du titre qui dépendra directement de l’appétence du marché pour les titres introduits en bourse. L’IPO est donc préconisée uniquement pour des sociétés ayant atteint un niveau de valorisation suffisamment important et générant une croissance telle que les investisseurs seront prêts à suivre comme ce fut le cas de Facebook lors de sa cotation sur le Nasdaq en 2012 malgré les polémiques autour de la survalorisation du titre lors de son introduction en bourse et de ses premiers jours de cotation qui ont été un fiasco.

De plus l’introduction en bourse engendre pour les sociétés cotées des obligations importantes en matière de transparence d’informations, de publicité périodique de l’information financière et de règles de gouvernance assez lourdes auxquelles il faut être préparé et qui nécessitent de disposer des moyens techniques et humains importants pour pouvoir s’y conformer.


Questions :

-Dans ma roadmap financière, ai-je bien évalué l’intérêt et le timing d’une ICO ou IPO ?

-Suis-je suffisamment encadré pour mener à bien l’opération ?

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