L’impact investing – aussi appelé « investissement à impact » – est un terme apparu pour la première fois en 2007 aux États-Unis et utilisé pour désigner des investissements faits dans un double objectif : générer un retour sur investissement au sens financier mais aussi en termes d’impact environnemental et sociétal.  

Le nombre de fonds qui pratiquent l’impact investing augmente de façon exponentielle (le marché mondial de ce type d’investissement représentait 114 milliards début 2019 contre 15 milliards en 2015). Depuis quelques années, certains grands groupes, comme Schneider Electric ou la MAIF par exemple, ont créé leur propre fond à impact ce qui rentre aussi dans leur stratégie RSE. 

Les fonds à impact s’adressent à des start-ups de tous secteurs d’activité : médical, industrie, services… Ils investissent notamment dans les entreprises qui répondent aux objectifs de développement durable des Nations-Unis. Il est important de préciser que pour entrer la cible d’investissement des fonds à impact, l’entreprise doit avoir un impact positif sur la durée et non à un instant T . Son modèle est donc conçu autour de ces deux objectifs : impact positif sur les critères ESG (environnement, social, gouvernance) et performance financière. Attention cependant, ces fonds sont encore assez frileux quant aux investissements en phase d’amorçage et se concentrent davantage sur des entreprises ayant déjà commencé à faire leurs preuves. 

Les fonds qui pratiquent l’investissement à impact vont donc avoir des critères d’investissement différents des fonds « classiques » et un suivi des participations spécifique. En dehors des métriques « classiques » de performance financière, ils vont aussi évaluer régulièrement l’impact environnemental et sociétal de la start-up sur différents critères établis dès le départ. Ainsi, l’entreprise devra mettre en place un « reporting » dédié et détaillé sur les aspects environnementaux et sociétaux (ex : empreinte carbone, nombre d’emplois créés dans tel secteur d’activité ou dans tel secteur géographique, nombre de personnes ayant bénéficié de la solution …). 

Cette double contrainte est toutefois compensée par des participations souvent plus longues que dans les fonds classiques. Avec le recul qu’ont désormais les premiers fonds à impact, on peut noter que la recherche de performance environnementale et sociétale n’impacte pas nécessairement la performance financière, voire peut parfois aider à l’améliorer. Les deux objectifs sont donc complémentaires et non opposés. La preuve est que les fonds à impact ont une performance similaire aux fonds dits “classiques”. Cela peut s’expliquer par le fait que “la perte financière éventuelle subie par un fonds IRS (due à une diversification faible) est compensée par la sélection de firmes plus stables” et qui gère davantage le risque grâce aux critères ESG mis en place.

Les questions à se poser :

  • Ma start-up a-t-elle un impact environnemental et / ou sociétal positif significatif ? Entre autres, répond-elle à un ou plusieurs des objectifs de développement durable des Nations-Unis ?
  • Ai-je défini les éléments sur lesquels ma start-up va avoir un impact et prévu des métriques pour mesurer ces derniers ?
  • Ai-je bien présenté dans mon pitch et dans ma documentation l’impact environnemental et sociétal de ma start-up ainsi que les aspects financiers qui pourraient convaincre ce type d’investisseurs ? 
  • Ma start-up a-t-elle commencé à faire ses preuves tant sur le plan commercial que sur les aspects environnementaux et sociétaux ? 
  • Ai-je bien anticipé le temps de reporting (plus long car objectif double) ?
  1.  https://www.ideal-investisseur.fr/durable/Investir-utile-grace-a-l-impact-investing-7307.html
  2. https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/
  3.  ISR & Finance Responsable, Nicolas Mottis et al., 2014 (chapitre 2 : ESG, stratégie d’entreprise et performance financière)

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