C’est cher, mais c’est en grande masse ce que vous coûtera une levée de fonds, en % des fonds levés.

Exemple : Une startup qui lève 2 ou 3M€ en série A. Elle devra faire appel à un avocat à partir de la Lettre d’intention et jusqu’au Closing. Ce recours est indispensable car la documentation juridique d’une levée est très technique, semée de chausse-trappes, de bonnes (et mauvaises) market-practices, de subtilités légales en tous sens. Et l’avocat facturera selon la difficulté de l’opération, au forfait ou au temps passé, 25 à 50K€.

Elle devra également prendre en charge les frais d’audit et de due diligence du fonds d’investissement. OUI, cela peut paraitre injuste, mais c’est incontournable, les frais sont à la charge de la startup ! Tout au plus sera-t-il loisible de conditionner la prise en charge de ces frais à la bonne réalisation de l’opération (ça ne marche pas à tous les coups). Compter 30 à 100K€ et se souvenir que les audits seront d’autant plus légers que la somme allouée sera faible !

Last but not least, les frais du leveur, les plus chers puisque ceux-ci facturent couramment 5 à 7% des montants levés, soit 100-200K€. Parfois il convient d’ajouter des frais de plateforme (crowdfunding) ou des frais complémentaires liés à des réseaux particulièrement difficiles à atteindre, en cas d’IPO par exemple.

Cette facture-là est-elle méritée ?

Ce n’est pas Rainmakers qui dira le contraire… et nous pouvons le justifier :

  • Une trentaine de jours-homme pour rédiger la documentation, élément indispensable à la bonne information des éventuels futurs investisseurs.
  • Idem 20-30 jours-homme pour assurer, piloter le roadshow, faire la promotion du dossier auprès d’un réseau soigneusement entretenu
  • La coordination des due diligences, la médiation entre les acteurs et l’assistance à la négociation, compter 10 à 20 jours- homme là aussi.
  • La prise de risque, car la rémunération est non seulement décalée dans le temps (notre BFR est souvent supérieur à 12 mois…) mais également exposée au risque de non-réalisation de l’opération.

En réalité, ce sont, au temps passé et aux risques pris, des honoraires plutôt classiques de consultant

On peut certes se passer de leveur ?

En toute subjectivité… mauvaise idée !

  • Le dirigeant passera un temps largement supérieur, donc subira de fait la « dépense », à ceci près que ce sera en coût caché. Et ce, au risque de négliger son activité opérationnelle telle que … l’acquisition de clients ou le management de la technologie, pourtant des éléments clé en phase de levée ;
  • L’expérience du leveur s’avère précieuse pour challenger le projet, l’inscrire dans une logique « investisseur-compatible ».
  • Il semblerait également ( ! ) que sa maitrise des opérations et de l’écosystème ouvre de nouvelles perspectives, améliore la valorisation, diminue le délai de levée.

Bref, la facture du leveur, d’ailleurs pour l’essentiel réglée au succès, ressemble à une bonne dépense !!

Et au global, mis bout à bout, tous ces frais avoisineront donc les 10% du montant levé. Aucune transaction n’est indolore.

La boîte à outils de la levée de fonds

Rainmakers présente un livre indispensable pour tout comprendre et/ou réussir une levée de fonds pour votre startup.

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