Coup de cœur de Rainmakers : Vefaa, le vélo électrique pensé pour être adopté – vu par Olivier Lambert

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Chez Rainmakers, nous avons une chance unique : côtoyer chaque jour des entrepreneurs talentueux, portant avec énergie des projets exceptionnels. Alors, parfois, l’ envie nous prend de braquer les projecteurs sur une start-up qui nous touche un peu plus que les autres. C’est ça, un coup de cœur Rainmakers.

Le plus dur dans cette série d’articles ? Choisir ! Parce que pour une start-up mise en avant, il y en a dix autres qui mériteraient tout autant. Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de Vefaa, une jeune pousse du vélo électrique pas comme les autres. Et surtout de Roc, son fondateur, qui incarne à merveille ce que j’aime dans l’entrepreneuriat.

Franchement, au début, j’étais sceptique.

Quand on m’a parlé pour la première fois de Vefaa, ma première réaction a été… de lever les yeux au ciel. Encore une marque de vélo électrique ? Dans un marché franchement compliqué depuis deux ans, avec des acteurs fébriles, des stocks qui débordent, et quelques plantages bien médiatisés ? Autant dire que j’étais loin d’être enthousiaste à l’idée d’écouter la nième histoire d’un VAE aux “qualités incroyables”.

Et puis j’ai rencontré Roc Argiles Baro. Et comme souvent, je me rend compte qu’il n’y a que les imbéciles (moi entre autre) qui ne changent pas d’avis. En une discussion, j’ai vu bien plus qu’un produit. J’ai découvert une vision claire, un projet mûri, une vraie démarche entrepreneuriale. Et j’ai compris que Vefaa méritait toute notre attention.

Un produit juste, pensé pour être adopté

Ce que j’ai aimé dans Vefaa, c’est cette capacité rare à partir du besoin client, pas de la technologie. Le point de départ, c’est simple : comment rendre le vélo électrique facile à adopter ? Tout est là dans le nom : VEFAA, pour “Vélo Électrique Facile À Adopter”. Un acronyme malin, mais surtout fidèle à la promesse.

Et cette promesse, elle se traduit dans chaque détail du Bonjour Techno, leur premier modèle. Grâce à la technologie développée avec eBikeLabs, l’assistance s’adapte au comportement du cycliste. Pas besoin de choisir un mode, le vélo le fait pour vous. Et s’il y a bien une galère que tous les cyclistes urbains redoutent, c’est le vol. Là encore, Vefaa a pris le problème à bras-le-corps : blocage moteur, géolocalisation, alerte de mouvement… C’est l’un des vélos les plus difficiles à voler du marché.

Et malgré cette technicité, tout est pensé pour rester simple d’usage. Même si vous n’avez plus de batterie sur votre téléphone, vous pouvez toujours débloquer votre vélo. Ce souci du détail, cette volonté de ne jamais sacrifier l’expérience utilisateur à la technologie, c’est ce qui m’a vraiment marqué.

Une exécution millimétrée malgré les contraintes

Ce que les gens ne voient pas toujours derrière une belle fiche produit, c’est le chemin pour y arriver. Dans le cas de Vefaa, cela partait d’une page blanche. Concevoir un vélo, l’industrialiser, organiser une chaîne de production, tout en assurant une qualité irréprochable, et surtout… le vendre. Et tout ça, avec des moyens financiers évidemment contraints. Pas de levée de fonds pharaonique. Juste une bonne dose de travail, de réseau, de bon sens, et cette capacité essentielle à agréger des compétences autour d’un projet.

C’est aussi ça qui fait les bons entrepreneurs : savoir collaborer, nouer les bons partenariats au bon moment (eBikeLabs pour l’assistance, TrackAp pour la techno antivol), rester ouvert sans jamais perdre la direction. Chez Vefaa, la vision reste claire et centrale, mais c’est aussi une boîte qui sait s’entourer. Et dans ce monde, c’est un signal ultra-positif.

Un fondateur comme je les aime

Mais au-delà du produit, mon vrai coup de cœur, c’est l’entrepreneur. Roc, c’est quelqu’un de profondément engagé, mais aussi humble, à l’écoute, capable de vous parler aussi bien de la stratégie à 5 ans que du choix d’un écrou sur la chaîne de montage. Ce mélange de vision et d’exécution, c’est ce que je cherche chez un dirigeant.

Il a ce talent rare de rendre simples des choses complexes, de raconter son projet sans en faire trop, sans buzzwords inutiles. Il parle vrai, parce que son produit est vrai. Et surtout, il avance. Une première série a été produite. La presse spécialisée commence à saluer le vélo et son positionnement. Et la suite est déjà en préparation, avec une gamme élargie, mais sans brûler les étapes. Production et distribution d’abord, le reste viendra en temps voulu. Une mentalité saine, focus, réaliste, mais ambitieuse.

Un projet qui coche les bonnes cases

✅ Produit différenciant : techno embarquée, simplicité d’usage, ultra-sécurisé
✅ Positionnement clair : le vélo urbain “plug & ride” par excellence
✅ Stratégie industrielle crédible : assemblage en France, sourcing intelligent pour équilibrer coût et qualité
✅ Exécution au cordeau : première série sortie, canaux de distribution en cours de consolidation
✅ Équipe solide & vision long terme : et un fondateur comme on aimerait en croiser plus souvent

Pourquoi je vous en parle ?

Parce que des projets comme Vefaa, j’ai foncièrement envie de les voir réussir. Parce qu’ils répondent à des enjeux de notre époque (mobilité douce, réassurance, simplicité), avec de bons produits, portés par de talentueux entrepreneurs. Et surtout, parce qu’ils nous rappellent ce que c’est, l’entrepreneuriat : partir de rien, faire beaucoup, et rester humble en chemin.

Alors oui, ce coup de cœur est pour Vefaa. Et un peu pour Roc aussi. Parce qu’il nous rappelle pourquoi on fait ce métier chez Rainmakers : accompagner, challenger, valoriser ceux qui, chaque jour, construisent les mobilités de demain.

À propos d’Olivier

Olivier pilote les sujets « mobilité » chez Rainmakers. Il accompagne les start-ups et scale-ups du secteur dans leurs enjeux financiers et stratégiques. Passionné par l’impact des mobilités sur nos territoires et notre quotidien, il croit fermement que les solutions les plus simples sont souvent les plus efficaces.