06 80 93 45 84 Levée de fond à Grenoble, Lyon, Valence, Annecy et Chambéry

Le capital-amorçage

D’abord vient l’idée, la perception d’un besoin non couvert, l’intuition d’un ‘truc’ qui pourrait marcher, la mise au point d’une technologie disruptante, ou la conception d’une innovation de service, de business model …

A ce stade, les fondateurs ont le plus souvent recours à leur cagnotte personnelle ou bien au financement public. Moment béni où tout est possible, où peu est engagé…

Puis la situation se précise, et dans le meilleur des cas l’idée se transforme en entreprise, l’intuition en solution, le rêve en rendez-vous chez des prospects. Les dépenses s’accroissent aussi, les perspectives se précisent : il faut plus d’argent.

C’est à ce stade qu’intervient le capital amorçage – dire seed-money pour faire initié.

Contactez-nous !

Capital amorçage : de quoi parle-t-on ?

Le capital amorçage fait partie du capital risque, le financement de projet, de la création et du démarrage d’un projet. A ce stade, les financeurs parient sur un projet fictif, qui n’a pas encore fait ses preuves auprès de ses clients.

Ce premier apport en fonds propres, finalement minoritaire, finance les frais de démarrage de l’activité de la Start-Up sur le marché. Ces investisseurs, pour la plupart, participeront également aux « tours de table » suivants.

On parle souvent des FFF :

  • F pour Fondateurs, bien sûr. Ils y croient, faut-il pour autant qu’ils investissent tous leurs avoirs, à l’instar d’un Bernard Palissy brulant ses meubles et son plancher pour faire émerger sa start-up d’émaillerie ? Nous ne le pensons pas. S’engager est nécessaire mais il convient de garder les possibilités d’un plan B. « Il perd, celui qui sait ce qu’il va faire s’il gagne. Il gagne, celui qui sait ce qu’il va faire s’il perd » (Machiavel).
  • F pour Family et un autre F pour Friends : Les entrepreneurs ont souvent des réticences à solliciter leurs proches. Comme s’il était honteux d’avoir un super projet et de le partager avec son environnement ? Chacun sa conception de la famille et de l’amitié, bien sûr, mais nous observons que cela fonctionne bien dès lors que la demande est formulée éthiquement et, paradoxalement, professionnellement. Les plateformes sont très utiles à cet égard.
  • F pour Fools ! car c’est vrai, il faut souvent une bonne dose d’audace pour investir dans un projet à ses débuts, un projet qui devra encore passer nombre d’épreuves avant d’atteindre la viabilité.

Un cas particulier : les fonds FNA

Contrairement au marché américain où les Business Angels sont très importants, l’Etat est à l’origine d’une part significative des apports en phase d’amorçage en France.

C’est ainsi que le gouvernement a développé en 2011 le FNA ou Fond National d’Amorçage. Ne finançant pas directement les entreprises, le FNA a investi dans des fonds professionnels pendant une période de 4 ans, qui eux-mêmes financent des Start-Up en phase d’amorçage. Ce sont ces fonds qu’on appelle « fonds FNA ». Point spécifique : les sociétés financées ne doivent pas faire de chiffre d’affaires, ou presque pas…. Compliance européenne oblige.

Disposant de 650 millions d’euros (+ effet de levier), ils visent en priorité des projets dans des secteurs technologiques et innovants, comme le secteur du numériques ou des sciences de la vie.

Et les Business Angels ?

Nous en parlons dans investir dans une start-up.

Fermer le menu