La Journée du Financement organisée par TARMAC, l’incubateur de start-ups d’Inovallée, a donné lieu à un webinaire axé sur le financement de l’innovation durant lequel fut abordée la question de la levée de fonds.

Un événement en ligne dont l’objectif fut de répondre aux questions primordiales concernant le lancement des start-ups en France et notamment les moyens de financement disponibles aux jeunes entrepreneurs. En cela, le webinaire s’adressait aux personnes détentrices d’un projet de start-up mais aussi au PME et ETI innovantes en recherche d’aides au développement.

Disponible en ligne, le webinaire a ainsi vu Didier Bernard, le fondateur de Rainmakers, revenir sur les mécanismes de la levée de fonds mais aussi plus globalement sur l’accompagnement indispensable aux start-ups.

Lancement de la start-up : les premières étapes

Didier Bernard a débuté sa présentation avec un état des lieux des éléments à financer dès la naissance de la start-up. Il fut ici question des investissements corporels (machines, matériel, R&D…) et de l’augmentation du BFR, concernant par exemple les stocks. Pour cela, plusieurs options sont disponibles :

  • Les capitaux propres : l’argent peut provenir d’un livret A ou d’une assurance-vie, ou encore de prêts des amis ou de la famille. Sans oublier les prêts d’honneur du réseau initiative par exemple.
  • L’État peut aussi représenter une source de financement lors de ces premières étapes très importantes.
  • Les aides et les subventions, qu’elles soient nationales, régionales ou européennes sont également nombreuses et doivent en cela être considérées quand il s’agit d’injecter des fonds à une start-up naissante. Il n’est pas encore question de levée de fonds.

Quand le projet est très ambitieux, certains changements sont à anticiper. Il convient ainsi de prévoir des fonds pour couvrir les pertes d’exploitation relatives aux erreurs éventuelles de lancement et aux effets d’échelle. Dans le cas présent, le financement peut se faire auprès d’organismes comme Bpifrance, un acteur incontournable des subventions en France, mais aussi des banques. C’est là que Didier Bernard a souligné le fait que souvent, les banques ne prêtaient que des sommes équivalentes aux fonds propres engagés.

Comment trouver des fonds supplémentaires ?

Didier Bernard a aussi abordé l’épineuse question relative au manque d’argent potentiel, une fois que toutes les options ont été exploitées (fonds propres, banques, subventions, dettes et avances remboursables…). Un manque que l’on peut combler en réduisant l’ambition du projet. Bien sûr, cela n’est pas toujours faisable ou souhaitable. Il est aussi envisageable d’accroître le financement bancaire même si cela s’avère difficile à plus d’un titre. Accroître le financement public représente aussi une option. Mais les conditions sont telles que cela peut être difficile. De plus cela peut s’avérer dommageable car les contreparties peuvent être lourdes à gérer et cela peut détourner l’attention de l’entrepreneur et de son équipe de leur objectif initial.

Les entrepreneurs peuvent alors se tourner vers la recherche d’investisseurs. Une solution qui possède beaucoup d’avantages mais également des inconvénients. Parmi ces avantages, le partage du risque fait partie des plus appréciables. Il est aussi important de mentionner les effets de levier. Si par exemple vous arrivez à obtenir un financement de 100 000 € durant votre levée de fonds, l’effet de levier vous permettra d’en obtenir autant de votre banque. L’effet de réseau n’est pas non plus à négliger, ainsi que l’accompagnement stratégique et la crédibilité relative à une levée de fonds. Cette dernière illustre en effet la force de frappe de la start-up naissante.

Parmi les inconvénients de la levée de fonds, il faut souligner que les investisseurs ne répondent présent que devant des projets très ambitieux. Il est nécessaire de prouver que le projet va monter très haut et tenir une place significative sur le marché. Procéder à une levée de fonds revient aussi à partager la valeur de l’entreprise.

Didier Bernard a également poursuivi sur la question du capital risque et sur les mécanismes sur lesquels se basent les investisseurs potentiels quand vient pour eux le moment de sélectionner un projet : il est important que l’idée soit novatrice et prometteuse, que le discours de l’entrepreneur soit cohérent et séduisant… Il est en cela crucial de savoir que la sélection d’un projet exige de posséder un certain nombre de critères. Enfin, Didier Bernard a conclu par un résumé de l’ensemble du processus afin de mettre en exergue le caractère compliqué de la levée de fonds, qui peut durer de 9 à 18 mois.

Retrouvez dès maintenant l’ensemble de la présentation Rainmakers dans la vidéo !

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