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COMMENT FAIRE ÉCHOUER SA LEVÉE DE FONDS EN 12 LEÇONS ! – Episode 1

Pour certaines startups, c’est le graal ultime, pour d’autres c’est une épreuve. Lever des fonds !

Pour les leveurs de fonds, c’est un métier, voire dans notre cas un ikigai.

Le blog est gratuit, alors nous ne vous dirons pas comment réussir sa levée de fonds (contactez-nous !), ce d’autant de plus qu’il s’agit plus d’un artisanat que d’une science exacte.

Mais comme c’est Noël, nous vous offrons ces quelques conseils qui vous assureront d’échouer l’ouverture de votre capital. Quelques trucs et astuces qui garantiront à coup sûr à votre startup l’échec cuisant de sa levée de fonds.  De quoi ensuite conspuer « les financiers qui n’ont rien compris »…

1- Le mauvais discours

Les projets innovants sont par définition difficile à comprendre et les startups manquent souvent de business cases avérés et stabilisés pour faire comprendre ce dont il s’agit. Reste le story-telling dont Yuval Noah Harari nous raconte qu’il a constitué de notre humanité.

Comment raconter une histoire que personne ne comprendra, alors ? ami looser, tu as le choix : jargonner, argumenter dans le mauvais ordre, ne pas avoir identifié les points clé, sauter des jalons … c’est d’autant plus facile que le plus souvent toi tu sais, alors tu ne te rends pas compte de la difficulté qu’auront les investisseurs potentiels à te suivre et se laisser convaincre.

Le must : ce chef d’entreprise qui au bout d’une heure d’entretien n’avait toujours pas énoncé sa « unique selling proposition » 

2- La mauvaise prévision financière

Ah, le business plan financier ! Trop ambitieux, il n’est pas crédible, trop modeste il n’est pas attractif. Trop détaillé, on se perd dans les hypothèses, trop synthétique, on ne comprend pas la logique économique. Trop prudent, on se dit qu’il y a un loup, trop téméraire, on craint de se lier à un fou…

Histoire vraie : cet entrepreneur qui tout simplement oubliait de financer son BFR.

3- Le mauvais ciblage des investisseurs

Ça y est, on se met en chasse … mais au fait, de quel gibier parle-t-on ? C’est important, on n’attrape pas de la même façon les sangliers et les perdrix ! de la même façon, à chaque stade de développement de la startup correspond un type d’investisseur : Love money ; investisseur privé ou business angel, venture capital.

Un bon moyen de se planter : confondre série A et seed, aller voir un professionnel du capital risque sans chiffre d’affaires significatif ou carnet de commande rempli

4- Le mauvais timing

Trop tôt, on manque d’arguments et de preuves (et de toutes façons la startup aura pivoté dans 3 mois), trop tard, on n’a plus le temps. Qu’on se le dise, une levée de fonds prend 6 à 18 mois ( et encore, 6 mois c’est quand tout fonctionne comme prévu, ce qui arrive rarement)

Incroyable mais vrai : lancer une campagne 3 mois avant la rupture de trésorerie.

 

5- La victoire à la Pyrrhus

Pitcher devient une seconde nature pour les fondateurs de startups, et les nombreux concours et évènements permettent souvent aux entrepreneurs de devenir excellents en ce domaine. Il faut dire qu’ils sont souvent accompagnés par des leveurs de fonds.

Pour échouer, la méthode consiste à en rester là. S’organiser pour réussir son pitch de 10 minutes sans se préparer aux questions approfondies qui ne manqueront pas d’intervenir dans les rendez-vous suivant. Et ainsi comme le Roi Pyrrhus gagner une bataille mais y ayant laissé toutes ses forces perdre la guerre

Le croirez-vous : il répète en rendez-vous investisseur les mêmes mots exactement que pendant le pitch

6- Le pipeautage en série

La finance repose sur la foi … et sur les due diligences.

Au début, tu peux y aller : accroître le nombre de tes clients, exagérer le niveau de maturité de ta technologie, minimiser les obstacles qu’il te reste à surmonter (et jouer les tartarins sur ceux que tu as franchi) … Sache que ton interlocuteur t’écoutera d’abord, et vérifiera ensuite. Plus tu mentiras, plus tu es sûr de rompre la confiance !

Vécu : l’investisseur et le leveur de fonds apprennent en cours d’audit que l’entreprise est en état avancé de cessation de paiements.

 

Il en reste 6… la suite au prochain numéro !!

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