Qui n’a pas rêvé de faire comme El Profesor et de réaliser le hold-up parfait pour sa startup ?!

Dans la série espagnole emblématique de Netflix, nous avons en effet le droit à un plan qui frôle la perfection et bien sûr la solution pour rebondir à chaque imprévu. Mais peut-on extrapoler au cas des start-ups et des levées de fonds?

Pour mieux comprendre les enjeux, les leveurs de fonds et autres spécialistes de l’accompagnement des entrepreneurs doivent clairement faire la distinction entre risque et incertitude, au sens de la distinction opérée par l’économiste américain Frank Knight dans son essai « Risk, Uncertainty and Profit » publié en 1921 :  en clair, le risque est une situation dans laquelle les possibilités de l’avenir sont connues et donc probabilisables alors qu’a l’inverse l’incertitude nous fait évoluer dans un univers inconnu « où l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas »…

Les grands groupes évoluent le plus souvent en univers connu, à tout le moins connaissable, alors que les startups s’aventurent dans la plus grande incertitude : comment prévoir raisonnablement une évolution commerciale sur un marché qui n’existe pas encore ? Quelle évaluation pour une technologie encore immature ? Que dire d’une équipe qui se connait depuis peu ?

Pour sa part, la finance, en tant que discipline, est un science du risque, mais elle est beaucoup moins à l’aise avec l’incertitude, qui, elle, ne se met pas en équations.

Et les investisseurs sont des financiers.

Dans une levée de fonds, le dirigeant croit souvent qu’il séduira les investisseurs avec un bon prévisionnel. L’erreur serait donc de croire qu’il en sera plus convaincant, rassurant peut-être, mais personne n’est dupe : à moins d’être Marty McFly et de disposer une machine à voyager dans le temps, en environnement incertain personne n’est capable de prévoir le futur…

Et pourtant, il faut bien dans une levée de fonds raconter l’avenir que l’on veut construire ! La solution passe alors par la modélisation. L’idée générale est la suivante : plutôt que de caresser la boule de cristal de Madame Irma, déconstruire proprement son business modèle, identifier aussi précisément que possible les paramètres de son fonctionnement :

  • Hypothèses fondatrices
  • Indicateurs clés
  • Liens entre eux

De sorte que la startup soit en mesure d’une part de sélectionner le scenario quelle souhaite présenter aux fonds de capital risque ou aux business angels, d’autre part de justifier ses ambitions.

Elle offre ainsi une vision globale du projet et permet, sinon de réduire l’incertitude, au moins de l’appréhender en conscience. Et donc produire de la crédibilité, de l’intelligibilité, de l’attractivité ( cf  https://www.rainmakers.fi/2020/01/13/le-pitch-cia-ou-la-recette-magique-pour-reussir-sa-presentation-aux-investisseurs/ … lever des fonds !

Dans notre pratique de leveur de fonds, nous observons souvent combien il est difficile de mener cet exercice de modélisation en stand-alone. Il est dès lors souvent pertinent de faire appel à un regard extérieur et expérimenté, car justement et comme l’énonce le diction : l’œil ne se voit pas ».

Le FISY : La démystification de la partie financière

Chez Rainmakers, nous utilisons le FISY que Remi Berthier (Newfund) a créé en 2013 et que nous avons forké pour en accroître les possibilités. C’est un template simple, gratuit, puissant qui permet à tout startuper, même débutant, de réaliser sa propre modélisation commerciale, économique et financière, et en ce sens plus de 250 000 entrepreneurs lui disent merci !

Nous pouvons ainsi accompagner les entrepreneurs et leur permettre d’identifier et démontrer le potentiel de leur startup.

Nous ne pourrions pas conclure ce post sans citer l’humoriste Pierre DAC: « La prévision est difficile surtout lorsqu’elle concerne l’avenir ! ». C’est notre travail de leveur de fonds, entre autres, de co-élaborer à la place une modélisation pertinente et la mettre à la portée des investisseurs.

Leveurs de fonds en Rhône-Alpes, les consultants Rainmakers accompagnent les Start-Up avant, pendant et après leurs levées de fonds. Nous intervenons sur Lyon, Grenoble, St Etienne, Valence, Annecy, et Chambéry, depuis la love money jusqu’à la série A en passant par l’amorçage et l’accompagnement des boards.